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  • La non-dualité
  • La Danse des 5 Rythmes
  • L'haptonomie (la présence)
  • La théorie de l’attachement de Bowlby et les stades du développement.
  • Des livres qui sont plus que des livres : tous les livres de Christiane Singer; Etre + La Joie sans Objet de Jean Klein; De l'Abandon de Eric Baret; L'Acceptation Profonde de Jeff Foster; L'Observation de Soi de Red Hawk; L’éloge de la lucidité d’Ilios Kotsou; Pourquoi croit-on, la psychologie des croyances de Thierry Ripoll

Mon parcours   

Je m'appelle Florence et le désir de me lancer dans l'accompagnement est devenu une évidence en 2003. J'ai mis au point cette approche en me basant sur tout ce que j'ai appris en formation, sur mes nombreuses recherches, mais aussi sur mes propres expériences.

Pendant longtemps, j’ai cherché à réparer. À guérir. À trouver la solution qui mettrait fin à une problématique qui me faisait tant souffrir.

J’étais comme un oiseau sans tête. J’essayais des méthodes, des techniques, des approches différentes. Je lisais, j’analysais, j’explorais. Je voulais comprendre. Je voulais résoudre. Je voulais absolument sortir de cette souffrance.

Chaque nouvelle piste portait l’espoir d’un changement. Cette fois-ci, peut-être que ce serait la bonne méthode. Cette fois-ci, peut-être que j’allais enfin trouver ce qui clochait en moi et le réparer.

Mais les années passaient et rien ne semblait apporter la réponse que j’attendais.

Puis un jour, je suis arrivée au bout de mes forces. J’étais épuisée de chercher. Épuisée d’essayer de me transformer. Épuisée de vouloir comprendre ce qui n’avait peut-être pas à être compris.

J’ai traversé l’impuissance. Une véritable impuissance. Celle qui ne laisse plus aucune échappatoire. J’ai aussi traversé le non-sens, ce moment où plus rien ne paraît cohérent, où toutes les explications s’effondrent et où rien ne semble avoir de raison d’être.

Et peu à peu, la recherche elle-même s’est épuisée.

Je ne pouvais plus continuer. Je ne pouvais même plus supporter cette injonction permanente à regarder en moi, à analyser, à décortiquer, à chercher encore et encore ce qu’il fallait changer.

Alors tout s’est arrêté.

La recherche. L’introspection active. La volonté de contrôler le processus.

J’ai fini par reconnaître une évidence simple : je n’avais pas le pouvoir de résoudre cette problématique à coups de techniques ou d’efforts. Aucune méthode ne m’avait conduite là où je voulais aller.

Alors, presque malgré moi, j’ai commencé à accepter ma vie telle qu’elle était. Non pas par résignation, mais parce que je n’avais plus la force de lutter contre ce qui était là.

Et à ma grande surprise, c’est précisément lorsque j’ai cessé de vouloir me changer que quelque chose s’est apaisé.

Le fait de me foutre la paix a mené à la paix.

Pas une vie parfaite. Pas la vie que j’avais imaginée. Pas la disparition magique de toutes les difficultés.

Mais une paix beaucoup plus profonde : celle de ne plus être en guerre contre moi-même. Celle de ne plus considérer chaque inconfort comme un problème à résoudre. Celle de ne plus vivre dans l’attente d’une vie rêvée qui arriverait un jour.

La libération n’était pas au bout de la recherche.

Elle était dans sa fin… 

La libération n’était pas dans le fait d’avoir atteint quelque chose d’extraordinaire, d’élevé ou de transcendant. Elle était dans le fait de vivre ma vie simplement humaine et tellement ordinaire.

Ce jour-là, le mot « spiritualité », qui pendant tant d’années avait été pour moi un concept flou, insaisissable et parfois contradictoire, est devenu d’une simplicité désarmante. À force d’entendre tout et son contraire, j’avais été dans le brouillard. Puis soudain, tout s’est clarifié.

La spiritualité n’était ni une quête, ni une élévation, ni un état supérieur à atteindre. Elle n’était pas davantage la construction patiente d’une meilleure version de soi-même.

Elle consistait simplement à être avec ce qui est.

Être avec la réalité telle qu’elle se présente, sans chercher sans cesse à la transformer, à la transcender ou à l’adapter à un idéal. Être avec soi-même tel que l’on est, avec ses limites, ses blessures, ses contradictions et ses incertitudes. Non plus dans l’espoir de les faire disparaître, mais dans la capacité à les regarder en face et à vivre avec elles.

J’ai alors compris que l’injonction à évoluer continuellement, à guérir totalement ou à accéder à un niveau supérieur de conscience pouvait parfois alimenter une lutte permanente contre soi-même. Derrière le désir de transformation se cachait souvent une difficulté plus fondamentale : accepter pleinement ce qui est déjà là.

Les quêtes incessantes peuvent devenir une manière subtile de s’éloigner du réel. Elles orientent l’attention vers un ailleurs, un futur idéalisé ou une image fantasmée de soi, tout en reportant sans cesse la rencontre avec le présent. Car il est souvent plus confortable de poursuivre une promesse de changement que d’accueillir une réalité parfois douloureuse, frustrante ou décevante.

Et pourtant, lorsque cette fuite prend fin, quelque chose se relâche naturellement. Quand cesse l’attente de devenir enfin quelqu’un d’autre, la vie peut être rencontrée telle qu’elle est, sans filtre et sans projet de transformation.

C’est à ce moment-là que le mot spiritualité a enfin pris un sens profond pour moi. Non pas dans la recherche d’un état extraordinaire, mais dans l’accueil de l’ordinaire. Non pas dans la poursuite d’un idéal de pureté, de lumière ou de perfection, mais dans la reconnaissance d’une humanité imparfaite, vulnérable et authentique. Non pas dans l’atteinte d’un objectif abstrait, mais dans une présence simple à l’expérience vécue, même lorsqu’elle est difficile, inconfortable ou parfois profondément éprouvante.

Il ne s’agit finalement de rien d’autre que de cesser de fuir, de contrôler ou de contourner ce qui est. Là où s’achève la lutte contre soi-même s’éteignent aussi les quêtes illusoires censées nous conduire ailleurs. Et c’est peut-être dans cette absence de recherche que se trouve la véritable paix.